Samedi 29 octobre 2005

** Avant de commencer ce nouveau reportage, je tiens à remercier mon fan club situé à Montauban (prés de Toulouse). Merci. **

La France en parle, la France a peur. La grippe aviaire, appelée intimement grippe du poulet, se propage partout dans le monde. Voici la carte officielle des régions contaminées fournie par notre très cher ministre de la santé dont j’ignore le nom.
 
En rouge, les régions concernées par l’épidémie de grippe aviaire. Par chance, elle s’est arrêtée à nos frontières.

Cette carte plus qu’étrange est parlante. (non mais ça sert à rien de mettre du son !). En effet, à la rédaction de johaaann.over-blog.com, nous nous sommes interrogés sur la fiabilité de ce document. Nous nous sommes rappelés de Tchernobyl et de la téléréalité avant d’envoyer notre meilleur enquêteur sur le terrain. Johaaann, c’est à vous.
 
« Mais Johaaann, où êtes-vous ?
-Et bien, j’ai décidé de vous parler de la grippe à Vierre.
 -Et pourquoi cela ?
-Pour faire un jeu de mot débile et parce que vous m’avez ordonné de me mouiller les pieds dans ce reportage…
 -Et pourquoi je vous reçois en noir et blanc ?
 -Qu’est-ce ça peut te faire, raciste !
-…
-Tel un poète sur une île de Polynésie, laissez-moi vous livrer la quintessence de l’hypocrisie usitée dans cette période de troubles… Tout ça à cause des poulets… Top magnéto. »

Il est si loin le temps où le label plein air était gage de qualité.

 
Et oui, c’est loin !

 Maintenant, on se méfie. On change de trottoir quand on croise un poulet, on les évite, on les écrase mais jamais on ne les retrouve à nos tables. Plus jamais ça ! Nous avons retrouvé une cassette vidéo édifiante dans laquelle le Docteur Achille Icorncarné nous fait un état des lieux contradictoire à celui de l’état. Voici un extrait.
Achille Icorncarné appelé, pour rire, Robert Hue par ses collègues déconneurs.

 « Si vous voyez cette cassette, c’est que je suis mort ou chauve ou pire : coincé aux toilettes. (…) . L’état nous ment. Nos poulets sont malades. Enfin, certains. Les symptômes sont faciles à repérer. Leur tête gonfle et devient tellement lourde à porter qu’elle penche sur le côté ou en avant ou même, parfois, en avant sur le côté. »




  Retrouve le poulet malade et gagne un voyage à Sarcelles.

« Johaaann, vous foutez de ma gueule ?
 -Ouais…
-Bon, vais bosser à Libé.
-Salaud de gauchiste ! »

"La rédaction s'excuse pour ce reportage miteux"
par Johaaann publié dans : Journalisme d'Investigation
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Dimanche 2 octobre 2005
Il était une fois, il y a trés longtemps, une jeune fille âgée d'à peine quatorze ans qui vendait des allumettes dans la nuit de Londres, le soir de Noël... Qu'elle crève: les contes de Noël se terminent toujours bien pour ce genre de grognasses localisées à Londres le soir de Noël... Ce jour est magique, fabuleux... pour tous?

Il manque quelqu’un à cette table !

 

« Commençons sans lui, il ne va pas tarder : il est parti au distributeur de cigarettes ! »

 

Ma mère, grande belle femme de la « haute » semble exaspérée… A peine inquiète… Je discerne sous ses années de lifting, cette petite ride qui se plie et se déplie quand elle est énervée. Elle aime que tout soit propre, que tout aille comme elle désire. Son leitmotiv ? Marche ou crève… Enfin, dans la « haute », on dit « Ma vie est un exemple : suivez-le ! ».

 

Elle est habillée comme elle s’habille tous les jours : tailleur chic, son énorme chaîne en or, ses douze bagues ornant ses doigts manucurés du matin au soir et une espèce de foulard en soie rose, enroulé délicatement autour de son cou, un pan pendant le long de son épaule sveltes. A ses pieds, on distingue sa paire de chaussures de soirée : des hauts talons lui faisant gagner quasiment dix centimètres dans lesquels elle a glissé ses bas.

 

Elle se force à sourire aux invités : tous sont millionnaires ou presque…

C’est un réveillon de la « haute » ou presque…

 

La table ronde brille autant que l’énorme sapin posé à côté de la fenêtre. Douze couverts y sont dressés mais il n’y a que onze personnes à table. Trois assiettes par personne, quatre verres en cristal, deux couteaux, trois fourchettes, un rond de serviette et une serviette brodée aux initiales de l’invité… J’ai mal à la tête : je n’ai que six ans et déjà je hais la « haute ».

 

Mon père est quelqu’un de plus simple : l’histoire de mes parents ressemble à ces contes de fées où le riche épouse le pauvre… sauf que la fin est différente… Ils n’ont eu qu’un enfant et ne semblent pas heureux.

 

« Bon, on commence, il ne devrait vraiment pas tarder ! »

 

Je regarde ma mère, lui jetant un œil comme pour la supplier d’attendre encore un peu. Elle m’ignore, elle parle de diamants, de politique tout en savourant ces escargots qui me dégoûtent tant !

 

Où es-tu, Papa ? Reviens !

 

Je ne touche pas à mon assiette, je regarde la fenêtre à côté du sapin. Il neige comme il n’a jamais neigé. La rue a retrouvé son manteau blanc : jamais cette ville ne m’a paru aussi morte. Je savais que d’un instant à l’autre, je verrais mon père passer devant la fenêtre, paquet de cigarettes à la main. Il enjamberait la marche verglacée sur laquelle quatre invités avaient déjà glissé… Ce n’est plus qu’une question de minutes, de secondes…

 

Je n’ai jamais aimé ce genre de dîner où toutes ces personnes puant le parfum et l’égocentrisme se livrent à un concours de vantardises le temps d’un repas. Yachts, maisons, meubles anciens, bijoux, hiboux, genoux, cailloux… Déjà quarante minutes qu’il est parti : il aurait dû en revenir au bout de dix…

 

Ma mère semble de plus en plus agacée : elle craint qu’un des invités ne fasse une réflexion et prononce le mot interdit, synonyme de déshonneur… C O C U… Je sais qu’elle lui fera une scène de ménage énorme lorsqu’il reviendra… Elle l’humiliera devant ses invités comme elle a toujours fait, comme elle aime le faire.

 

Et moi ? Pauvre petit garçon de six ans, tes pensées s’entrechoquent, semblable aux coquilles d’escargots claquant dans les assiettes. J’aime ma mère autant que mon père mais je hais ce qu’elle représente ! Issue d’une famille de « Môssieur et Madâme », elle s’oblige à suivre ces codes qui font de la « haute » une société ridicule et bien à part. Qu’est-ce qui l’oblige au fond ? Peut-être aime t’elle ça ?

 

J’ai dû m’assoupir pour finalement m’endormir… J’ouvre les yeux péniblement quand sonne minuit, allongé dans ce canapé en cuir faisant un bruit portant à confusion quand on s’y installe. La « haute » est saoule… On s’embrasse, s’offre les cadeaux… mais mon père brille toujours par son absence… Ma mère semble s’en plaire au final : elle passera encore pour une martyre et mon père pour un incapable… Elle l’imagine certainement dans les bras d’une autre…

 

« Il est parti les acheter où ces cigarettes ?

-Peut-être est il allé cueillir son tabac à la source ? »

 

Je hais ces personnes qui se permettent de lancer des piques gratuites, je hais ce laxisme… Mon père est peut-être bloqué sous la neige ou pire… Et ça se permet de le descendre, de l’humilier alors qu’il est absent… Je me lève en prenant soin de ne pas faire péter ce canapé et me dirige vers la porte d’entrée. J’attrape un manteau, le chapeau de ma mère et une écharpe puant le parfum… Je ne sais pas à qui elle appartient mais j’ai laissé la mienne dans ma cuisine. Je veux juste aller à sa rencontre, aller au distributeur et revenir, subrepticement.

 

J’ouvre la porte, la neige « coule » à flots, comme si elle voulait imposer sa froideur, sa couleur. Je marche sur le trottoir… Enfin, je crois que c’est le trottoir : à cause de la neige chaussée et rue ne font plus qu’une unité. J’ai froid, j’ai peur, je ne regrette pas… Les maisons sont illuminées, les foyers sont chaleureux. J’arrive devant le distributeur…

 

« Papa ? Papa ? »

 

Mes cris sont étouffés, mes larmes sont de glace, mes yeux me brûlent, mon corps refroidit. J’entends une sorte de gémissement, un râle long si proche et si lointain. Cent mètres plus loin, mon père est allongé, se frottant les bras, les jambes… La neige a pris une étrange couleur autour de lui : elle est rouge… Je cours vers lui, glisse et tombe sur lui. Il me sert dans ses bras, me réchauffe. Il ne dit rien, il n’en a pas la force mais j’ai compris…

 

Il a dû se faire agresser : probablement un voyou qui voulait un peu d’argent pour passer Noël…

Probablement une de ces victimes d’une société capitaliste, comme dirait l’avocat de la défense…

Il a peut-être mille raisons d’avoir détroussé mon père mais il n’en a aucune pour me faire ce cadeau de Noël…

Je hais la « haute », je hais la France d’en bas, je hais le monde, je hais Noël…

 

Je me suis endormi dans ses bras, dans le froid. Je me suis réveillé en sursaut au petit matin : une passante affolée…

 

Mon père est mort le jour de Noël,

Ma mère doit se dire qu’il l’a fait exprès…

 

Aujourd’hui, elle me rappelle, chaque fois que j’allume une cigarette, ce réveillon que je hais tant mais dont je ne peux perdre le souvenir.

A chaque fois que je m’allume une cigarette, cette garce de le « haute » se permet de dire ces mots tellement blessants, assassins, ignobles…

 

« Fumer tue, ton père en est l’exemple ».

 

Ce jour là, il manquait quelqu’un à table… mais pas au fond de mon cœur… Mon père était peut-être l’oublié de la chaussée, la victime de la Providence… Mais il est toujours vivant, au fond de moi…

 

Je gerbe, je crache,

Je saisis une hache,

Le Père Noël n’avait rien dans sa hotte,

Ma mère avait invité toute la « haute ».

 

Ils ont ri et bu, 

Pendant que mon père,

Crevait sur ce trottoir.

 

Je l’ai attendu,

« Tu vas arriver, je l’espère »

Mais c’est trop tard : tu es dans le noir.


par Johaaann publié dans : Nouvelles
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Mardi 13 septembre 2005
(Cette nouvelle catégorie servira à publier les nouvelles du trés grand écrivain Johaaann, fondateur de ce journal devenu un MUST :D)


[Enjamber la rambarde, passer le cap… attention qu’ils ne cassent pas !]

Seule, dans la nuit froide, elle courait, les larmes fuyant son corps et elle voulant fuir la vie. Elle s’arrêta au beau milieu d’un pont, monta sur la rambarde et regardait l’océan. Elle voulait plonger dans l’infinité de l’océan, ne voulant faire qu’un avec l’eau paisible et calme…

« C’est décidé, je veux mourir ».

Un homme passait par là, paisiblement. Il fumait la pipe et promenait son chien. Il vit cette fille tellement décidée à mourir…

« Encore une, pensa t’il. »

Il s’approcha d’elle, calmement. Elle était totalement désemparée, elle tremblait… Elle ne voyait que l’eau, pas l’homme… Il se plaça, posément derrière elle et dit :

« Belle soirée, non ? L’eau est paisible… Les étoiles scintillent, le ciel est dégagé… Beau temps pour mourir, n’est-ce pas ? »

Elle cria, sans se retourner, sans regarder son interlocuteur, comme si cela n’avait aucune importance…

« Chut… Je veux mourir »

Le chien se mit à gémir. L’homme s’agenouilla et lui mit la main sous la truffe. Pendant que cette adorable petite bête le léchait, il répondit :

« Ainsi soit-il… Bonne soirée ! »

Le promeneur reprit son chemin comme s’il n’avait rien vu. Paisiblement, il alla dans le parc au bout de la rue. Il lâcha son chien… Il était content. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas pris plaisir à gambader et à courir après une simple balle en caoutchouc. Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas épuisé en jouant avec son maître… Ce n’est pas facile quand on habite un appartement avec son chien ! Au bout d’une demi-heure et d’une pipe supplémentaire, l’homme décida de repartir. Elle était toujours là… Elle n’avait pas bougé d’un cil. L’homme lui dit en passant derrière elle :

« Vous n’avez pas encore sauté ? Vous voulez un coup de main, peut-être ? »

Le sang de la fille se glaça, elle perdit son teint rougeâtre et devint blanche. Elle tourna doucement la tête pour voir l’homme.

« Vous comptez rester ici longtemps ? Il va bientôt faire jour… Les voitures, les passants… Cela risquerait de faire désordre… Arrangez-vous au moins pour qu’il n’y ait pas d’embouteillage pour huit heures, c’est à cette heure-là que je vais au boulot… »

L’homme continua sa route… Lorsqu’il disparut au loin, elle décida de repasser de l’autre côté de la rambarde mais glissa… La jeune fille était dans l’eau, elle se débattait, non pas qu’elle ne savait pas nager mais plutôt par panique… L’eau était pourtant calme mais elle toucha le fond, très rapidement…. L’eau emplissait ses poumons… Elle ne pouvait plus se débattre… Elle avait réussi à mourir… mais ne le voulait pas.

« Chérie, il y aura certainement une nouvelle suicidée dans le journal…
 -Encore ?
-Oui… -Toujours au même endroit ?
 -Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle le pont des âmes en peine…
-Tu l’as vue ?
-Oui, je lui ai même parlé… Apparemment, elle voulait crever… Mais bon, je n’en crois rien… Et dans ces cas-là, quand on change d’avis, c’est trop tard.
-Il n’y a plus de jeunesse… On devrait se battre pour la vie… pas pour la mort ! C’est un cadeau merveilleux, la vie… N’est-ce pas ?
 -Oui, très chère… Mais bon, il est facile de dire qu’on n’a pas demandé un tel cadeau… bien que la politesse veuille qu’on accepte tous les cadeaux… »

Ils s’embrassèrent…

« Allons réveiller Lynn, elle va être en retard pour le lycée… »

La femme partit frapper à la chambre de Lynn. Comme elle ne répondait pas, elle entra. Elle vit un lit défait et une lettre posée sur la table de chevet.

« Chers parents,

Lorsque vous lirez cette lettre, il sera certainement trop tard. Les eaux bleues m’auront déjà emportée loin d’ici… Les poissons me boufferont les yeux… Mon corps sera sûrement retrouvé dans un filet de pêche ou coincé dans les hélices du moteur d’un bateau… Mais qu’importe !

Quoiqu’il advienne de mon corps, je serai loin d’ici. Je ne sais pas si je serai dans un pays où le soleil brille, les oiseaux chantent et où l’herbe est verte à longueur de temps mais je serai certainement quelque part où il fera meilleur de vivre qu’ici. Voilà, tout à l’heure, je me suis rendue compte à tel point j’étais inutile.

J’avais l’impression que je ne servais à rien. Je suis comme la potiche blonde qu’on met à côté d’un homme intelligent pour que les mateurs et les matheux regardent une émission scientifique ou comme la petite ombrelle qu’on met dans un cocktail : on le met mais personne n’a jamais su pourquoi… Je suis née et je ne saurai jamais pourquoi.

 Voilà…

J’ai cette pulsion qui me dit de franchir le cap… De mourir de mon plein gré… Je vais mourir… Que vous le voulez ou non… Mais sachez que ce n’est pas de votre faute…

Je vous aime ! »

La femme chiffonna cette lettre…

 L’homme le la lui arracha des mains et la lut… Elle criait… Lui, il ralluma sa pipe…

 « Pourvu qu’il y ait encore des embouteillages… Pourvu qu’il y ait encore des embouteillages… »

L’homme prit sa voiture et se rendit sur le pont. Il n’y avait pas d’embouteillage. Il se gara en plein milieu du pont, bloquant la circulation…

« Il y en a des embouteillages maintenant ! »

Klaxons, insultes… Il se rapprocha de la rambarde, l’enjamba et sauta…



« J’aurais dû reconnaître ma fille… Père indigne… Et même si ce n’était pas elle, j’aurais dû l’aider plutôt que de ne pas la croire… »

 …

La femme était effondrée… Elle tenait fermement la lettre, la lisait, la relisait… Elle se demandait ce qu’elle avait fait… Elle culpabilisait… Soudain, elle se releva… Elle ouvrit la porte du four, tourna le bouton… Elle attendait… La porte s’ouvrit… Une jeune fille entra… Elle vit sa mère assise sur le fauteuil, elle sentit tout de suite le gaz…
« Que se passe t’il, maman ?
-Je viens te rejoindre…
-Tu as lu la lettre… Regarde maman… Je suis là ! »

Elle sortit une boîte d’allumettes de la poche de son tablier.

« Maman… Cette lettre, je l’ai retrouvée dans la poche d’une amie… Elle avait oublié sa veste, hier… Quand j’ai vu le papier dépasser de sa poche, je l’ai pris, je l’ai lu…
 -Ne t’inquiète pas, ma fille… Je viens te rejoindre… Vivre sans toi, c’est impossible… »

 L’odeur du gaz devenait de plus en plus présente… Lynn pleura et cria :

« Maman, arrête… Je n’ai pas écrit cette lettre… J’étais partie la trouver avant… Ce n’est pas moi qui aie voulu me suicider… Je t’en prie, écoute-moi ! »

Marie était fleuriste depuis vingt-cinq ans. Elle posait des fleurs devant son magasin. Des roses, des bleuets, des coquelicots… Elle égayait la rue de ces couleurs tous les jours… Les passants aimaient sentir ces fleurs : cela égayait leur journée… Alors qu’elle était en train de préparer des chrysanthèmes pour des funérailles, une explosion se fit entendre. Elle sortit de sa boutique et vit l’immeuble en flammes…

« Zut, il m’en faudra beaucoup plus ! »

Mais ce qu’elle ignorait, c’était que sa fille avait enjambé la rambarde, la nuit dernière…

Il allait lui en falloir encore un petit peu plus !
 
par Johaaann publié dans : Nouvelles
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C'est l'heure!

"Pendant ce temps en Chine..."

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