Samedi 26 novembre 2005


Et oui !


(Cet article sera bref : nous sommes censés faire grève).

Un certain journal concurrent (celui qui a plagié notre logo) sort à peine d’une longue et pénible grève tandis que le notre y entre à peine… pour les mêmes raisons. La rédaction de johaaann.over-blog.com s’était abstenue de relater ces faits… Par décence, par envie ou peut-être parce qu’on en a rien à branler de ces connards de gauchistes… Mais bon, tout le monde n’est pas aussi magnanime que nous !
  Salauds de gauchistes !


L’origine de la grève ? Un plan de licenciement massif ! En effet, 1/6 des postes seraient voués à disparaître. Sur trois personnes travaillant à la rédaction de Johaaann.over-blog.com, il y aura donc 0,5 emplois de moins. Evidemment, les lecteurs nous soutiennent partout dans le monde en se lançant des défis ultimaumeux !


« J’enlève le bas si quelqu’un est mis à la porte ! »



 

« Et nous, le haut ! »


Notre ami presque intime a même relevé un défi spectaculaire afin de nous soutenir !

 
« Pour sauver Johaaann.over-blog.com, je me suis déguisé en Mel Gibson, jeune. »


Des milliers de lettres de fans nous arrivent ! Vous voulez sauver notre journal, votre journal ! Vous voulez réellement que notre équipe de rédaction reste intacte ! Cela suffira t’il ? On l’ignore encore. Une chose est sûre, nos trois employés se demandent qui va gicler ? A qui appartient ce demi poste qui va disparaître ? La direction ne filtre rien. Laissons tout de même Gilbert Moignon, le troisième employé, s’exprimer.

 
« J’ai toujours travaillé d’arrache-pied ici ! Je suis aussi important que Tender et Johaaann, les remplaçant sans cesse au pied levé ! Si je me faisais virer, ce serait pire que de recevoir un coup de pied en pleine gueule ! Ils n’ont pas à m’envoyer balader ! »

La grève continuera tant que la direction ne suspendra pas sa décision de supprimer 0,5 postes. Soutenez nous en mettant des jolies bannières sur vos blogs, sites, mails ou papier toilettes ! Le capitalisme ne détériorera la qualité de rédaction de journal !
par Johaaann publié dans : Divers
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Samedi 19 novembre 2005

 

« Elle revient de l’hôpital. Elle y a passé la nuit afin d’épauler son fils atteint d’une étrange maladie l’asséchant lentement. Il a perdu une dizaine de kilos en quelques semaines. Les médecins n’ont toujours pas donné de nom à ce mal, il restera quelques jours ou semaines en observation, seul dans cette chambre blanche, l’antichambre de la mort. Du coup, ce matin, elle se venge en remplissant rageusement les cases de ses mots croisés ne répondant qu’aux définitions pessimistes et ayant un rapport plus ou moins proche avec le pessimisme ambiant dans lequel elle est plongée.

            -On y croirait presque, sourit-il, amusé.

            -Ce ne sont pas des fables. Je t’assure que j’ai ce don. Appelle ça divination ou intuition féminine.

            -D’accord, très bien ! On va jouer ! Dis moi ce que tu vois pour eux ?

            -Une histoire d’amour tourmentée, deux amants qui ne se comprennent pas. Lui aime la bière, le football et…

            -Quel cliché !

            -Les clichés sont des substituts de la réalité provenant de faits réels. Il n’y a pas de fumée sans feu… Il ne fait pas attention à elle. Il n’avait jamais aimé avant de la rencontrer, il ne sait pas s’y prendre. Avec ou sans elle, il reste à ses occupations de célibataire endurci préférant la pizza froide aux dîners aux chandelles. Il l’aime, elle l’aime : c’est indéniable mais le doute et la suspicion auront raison de ce couple. Il ne sait pas communiquer son amour et ça le rend malade : l’incompréhension le ronge, les ronge. Il finira par se suicider quand elle le quittera pour sombrer dans la boulimie.

            -C’est… beau… Merci Cassandre !

            -Je ne m’appelle pas Cassandre mais…

            -Je sais, chérie ! Je sais ! Au bout d’un an, j’ai quand même réussi à retenir ton prénom. Dis moi, les prédictions que tu crois avoir…

            -Que j’ai !

            -Oui, bon ! Les prédictions que tu as. Pourquoi ne sont-elles jamais heureuses ? Serait-ce un reflet de ton subconscient affectif ?

            -Tu as lu un dictionnaire ?

            -Très drôle !

            -La réponse est évidente. Il y a toujours un point précis dans l’avenir où tu finis par mourir. Quand on se rend compte de cela, la vie n’est plus attractive.

            -Tu dis pas mal de conneries quand même.

            -Tu me comprendras… bientôt. Tu vois la jeune fille assise là-bas ?

            -La blonde ?

            -Non, la brune assise en face qui semble plongée dans sa lecture. Elle semble heureuse, souriante mais ce n’est qu’un masque. Elle ne lit pas son livre, elle reste bloquée sur le même mot depuis une dizaine de minutes. Elle a la tête ailleurs, dans une réalité qu’elle seule connaît et peut comprendre… Cendrillon aussi. Son père est mort il y a cinq ans, stupide accident de voiture ! Il avait bu plus que de raison. D’ailleurs, est-ce raisonnable de boire ? Surtout quand on a une fille…

            -Et quand on n’en a pas, on meurt ?

            -Chut ! Sa mère n’a pas voulu la garder, elle l’a remise à une tante lointaine dont elle n’avait jamais entendu parler. Coups, crachas, injures, c’est son lot quotidien. Tous les ans à cette date, elle ouvre ce livre, livre de chevet de son père, et pense à le rejoindre pour fuir sa Cendrillon de vie. Cette année est la bonne.

            -C’est affreux ce que tu dis.

            -C’est affreux ce que je vois.

            -Et ce petit garçon là-bas ?

            -Il est seul, trop seul. Il se sent mal à l’aise dans sa classe : c’est un surdoué. Il comprend tout rapidement et est isolé par ses camarades. Les enfants sont cruels : jets de cailloux, noms d’oiseau et bousculades dans la cour de récréation sont son lot quotidien. Il deviendra peut-être ingénieur ou scientifique mais ce qui est sûr, c’est qu’il connaîtra par cœur tous les noms des atomes, molécules, ions et autres familles issues du même jargon incompréhensible pour les néophytes.

            -Le cerveau isole…

            -A qui la faute ? Pouvons-nous reprocher à cet enfant d’être ouvert et intelligent ? Pouvons-nous reprocher aux autres d’avoir peur et de se sentir stupides à ses côtés ?

            -Non mais… De nos jours les qualités les plus saines deviennent des défauts…

            -Tu vois cet homme là-bas ?

            -Celui qui a une moustache ?

            -Non, l’autre à lunettes ! Il sourit, il est heureux. Son patron lui a donné sa journée. Il ne l’a pas dit à sa femme : il comptait lui faire une surprise. Il va passer chez un fleuriste, acheter un bouquet et compte la surprendre pendant qu’elle sera encore au lit, endormie dans ses draps de satin clair, un rayon de soleil éclairant sa chevelure dorée.

            -Ah ! Enfin quelque chose de positif !

            -Hélas…

            -C’est pas vrai !

            -Quand il va rentrer, il va être intrigué par l’odeur du cigare dans la cuisine. Il va poser les fleurs sur la table et s’avancer doucement vers la chambre à coucher pour surprendre sa femme et son voisin en train de faire la brouette. Il va ressortir silencieusement, s’asseoir sur une chaise, fumer une cigarette, boire une demi-bouteille de whisky, prendre un couteau de boucher et…

            -Arrête…

            -Il va insulter l’Amour de sa vie avant d’abîmer son visage… Un visage en lambeaux ! L’autre, le voisin perdu, ne va même pas s’interposer. Il se sauvera pour prévenir les gendarmes…

            -Tu es désespérante !

            -C’est ce que j’ai vu.

-Dis, tu as déjà vu quelque chose pour moi ?

            -Oui !

            -Raconte !

            -Non !

            -Pourquoi ?

            -Tu ne me prends pas au sérieux, ça sert à rien… Et de toutes manières, tu descends ici !

            -Ah oui. A ce soir alors !

            -Oui, à bientôt. »

            Elle le serra et l’embrassa rapidement. Une larme coula le long de sa joue : il ne la vit pas. Il descendit de la rame de métro, elle ferma les yeux. Il ne fumait plus depuis deux ans, il ne voulait rien savoir et le roua de coups tout en l’abreuvant d’insultes. Elle avait vu sa mort la veille, pendant qu’ils regardaient Julie Lescaut.

            « Quel cliché ! »

par Johaaann publié dans : Nouvelles
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Mercredi 9 novembre 2005

JOHAAANN: Citoyennes, citoyens, nous assistons à la fin du monde! Depuis déjà des mois le pétrole ne cessait de flamber, et maintenant on est carrément passé aux voitures! C'est fini, on va tous y passer, j'aurais même pas eu le temps de finir mon livre... Mais chez Johaaann.over-blog.com, nous avons décidé de rester les meilleurs journalistes alternatismes jusqu'au bout! C'est pourquoi, sur place, j'appelle notre envoyé spécial, Tender. Tender, en dépit de la fin du monde qui est proche, vous nous recevez?


TENDER: Youhou Johaaann, je suis là!!! Vous me voyez? Oui?
JOHAAANN: On ne voit que vous Tender, mais...
TENDER: Johaaann, ici, c'est l'enfer. Tout part en couilles, la police ne maîtrise rien, la situation dure depuis des jours, et vraiment, je crois qu'on peut dire que les Américains, les Anglais et tous les autres gouvernements qui ont pris part à cette opération sont des gros loosers de la mort, franchement, trop la honte sur eux!
JOHAAANN: Mais Tender, où êtes-vous?
TENDER: Ben à Bagdad, pour couvrir le conflit!
JOHAAANN: Tender, c'est en France que c'est la merde là. Dans les banlieues, chez nous, avec des hordes de racailles qui mettent le monde à feu et à sang...
TENDER: Ah... Heu... Hem... Et... Heu... Vous avez un... heu... un reportage?
JOHAAANN: Oui Tender, heureusement ici personne ne vous fait confiance. Allez, envoyez le reportage!


C'est la merde.


La merde, on vous dit!

Tout a commencé avec un nain. Un nain qui voulait être Président. Comme il n'arrivait à rien, il a décidé un jour de se balader dans la forêt où jadis ses parents l'avaient abandonné (parce qu'il était petit et moche), et par où sa femme était partie y a pas longtemps non plus (pour les mêmes raisons). Par hasard, il tomba sur la grotte qui abritait un cyclope blond qui voulait aussi être Président (c'était très répandu comme plan de carrière à l'époque). Et là, ni une ni deux, il décida de lui voler sa recette magique pour devenir président. Le plan : s'en prendre aux pauvres pas blancs.


"Les racailles, je vais leur mettre UN GROS DOIGT DANS LE CUL, ahahah!"

Comme ça marchait bien, il a continué :


"Comme je vous le dis, ce doigt, dans leur cul aux racailles!"

...et encore...


"Je serai ferme, direct dans le trou d'balle!"

...et encore...


"Raide comme la justice, droit au but!"

...et encore...


"S'il le faut, je cracherai un peu pour que ça passe mieux, mais ça passera!"

...et encore...


"Je vise, et tchak, dans l'cul!"

...et encore (pour changer)...


"Je ramonerai jusqu'aux amygdales s'il le faut!"

...et puis finalement, un jour que deux djeuns se sont enfermés sans aucune raison apparente dans un transformateur EDF (parce qu'aucun policier ne les poursuivait à cause du cambriolage qu'ils venaient juste de ne pas commettre), il a décidé qu'il serait de bon ton d'en remettre un couche :


"C'est dingue, j'ai raclé à fond, et y en a encore un peu!"

Etrangement, les racailles visées ont fini par mal le prendre et ont décidé de tout casser dans un élan d'autodestruction classique chez les pauvres. Qu'allait faire notre nain?


"Hum, ça sent bon... Je vous emmerde au fait!"

Pendant ce temps là, la situation ne s'améliorait pas tellement :


C'est joli, quand même...

La confrontation était inévitable, entre le nain et les racailles :

"Je m'en fous, je suis l'Elu, vous ne pouvez pas m'atteindre!!!"

Et en effet :


"Ahahah, j'ai le pouvoir d'arrêter vos balles!"

Mais il se trouve que les racailles étaient pleines de ressource. De l'essence surtout :


"Aaaaah, ça brûle!! ça brûle!!! Regardez ce doigt, je me vengeraaaaaaai!!!" (bruits d'une mort dans d'horribles souffrances)

Mais les émeutes ne s'arrêtèrent pas pour autant, et les policiers furent vites dépassés :


Le menace racailleuse, selon la police.

Encore que, des voix commençaient à s'élever pour remettre l'oeuvre pacificatrice de nos bons protecteurs en doute :


La menace racailleuse, selon les éducateurs et sociologues

D'un coup, on se rappella qu'il existait un président en poste, alors on lui demanda d'essayer de calmer le jeu :


"Vous voyez ce doigt?"

Ca a fonctionné moyen-moyen.
Alors, pour rétablir la situation, on se dit qu'il fallait faire appel à un homme grand, à un homme fort, à un HEROS. Comme Jack Bauer avait une tendinite, on s'est rabattu sur...


"Mon nom est Inique-de-Villepin, DOM Inimique-de-Villepin!"

Très vite, le sauveur providentiel s'enquit de la situation :


-Où en est la situation, comment ça se passe?
-Moyen moyen...


En premier lieu, notre Héros décida l'établissement d'un Couvre-Feu. Mais la nouvelle fut assez mal acceptée par les mineurs :


"Vraiment, chez nous, c'est la consternation" déclare un mineur visiblement attristé par la maladresse de notre Héros.

"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" pensa notre Héros. Alors, pas décontenancé, il se concentra pour se souvenir d'un flashback où son vieux Maître Shaolin pourrait lui donner la solution à son problème actuel (car les vieux Maîtres Shaolin sont en général super prévoyants) :


"-Rappelle-toi, Villepin-San, c'est le geste qu'il faut faire pour trouver la solution
-Merci, flashback de mon vieux Maître Shaolin!


Alors, notre Héros fit le geste de son vieux Maître Shaolin :


"Bon sang mais c'est bien sûr, la solution, c'est la communication!"

Pour rétablir le dialogue avec les insurgés, notre Héros diffusa des images prouvant qu'il n'était pas racistes :


"Regardez, je ne peux pas être raciste, la preuve, je connais un arabe!"

Puis, pensant que la télévision pouvait envenimer les choses... :


"Chers peuple du terroir, la France a besoin de vous! Tous à vos fusils et boutons l'envahisseur hors du Royaume!"

...notre Héros décida de passer un coup de fil...


"Allo TF1?"

...qui grâce à la liberté légendaire des journalistes dans ce pays aboutit assez vite :


"Ah ben finalement, tout va bien, Françaises, Français, nous sommes heureux!

Mais sur le terrain, la situation continuait de se dégrader. Notre Héros aurait dû se rappeler aussi que son vieux Maître Shaolin avait été licencié pour incompétence totale.

"-Comment évolue la situation?
-Moyen moyen..."


Alors, n'écoutant que son courage, notre Héros décida d'aller directement affronter les racailles sur LEUR terrain!


"Ahah, préparez-vous, j'arrive!"

Oh mon dieu Dominique, un précipice te barre la route!


"Ahah, rien de plus facile!"

Il est trop fort ce Dominique.
Ce fut le moment de l'affrontement final entre les racailles...


Quelle horreur!

... et notre Héros, qui sur son parcours pour arriver au front a eu le temps de recruter toute une équipe de justiciers!


La Ligue des Justiciers!

Que va-t-il se passer? Qui va gagner? Et s'il pleut, les racailles vont-elles gentiment rentrer chez elles? Vous le saurez dans le prochain épisode! ...Enfin, si notre civilisation survit jusque là.

En tout cas, une chose est sûre, c'est qu'y en a un qui ne sera pas perdant dans toute cette affaire :


"Si vous croyez que y a que les racailles qui vont se le prendre dans le cul, ce doigt-là!"

par Tender publié dans : Journalisme d'Investigation
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C'est l'heure!

"Pendant ce temps en Chine..."

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